56. Michel Ratel et Marguerite Gosset

Pierre Ratel arrive en Nouvelle-France vers 1669.  Il se marie avec Marie Lemaire, fille du roy originaire de Romorantin en Berry, le 28 décembre 1669 à Notre Dame de Montréal.  Pierre est dit fils de Michel Ratel et de Marguerite Gosset, et originaire de la paroisse Saint Herbland de Rouen.  Lors du recensement de la Nouvelle-France de 1681, Pierre est dit âgé de 44 ans, ce qui le ferait naître vers 1637.

Michel Ratel et Marguerite Gosset se marient à Notre Dame de la Ronde de Rouen le 20 novembre 1633.  Archives Départementales de la Seine Maritime, 3E 00999 BM Notre Dame de la Ronde 1606-1634, vue 86/133 page de gauche.  Michel est dit de la paroisse de Saint Martin sur Renelle, et Marguerite de Notre Dame de la Ronde.  Les bans avaient été publiés le 1er novembre à Notre Dame de la Ronde.  AD 76, 3E 00999 BM Notre Dame de la Ronde 1606-1634, vue 114/133 page de droite.

A leur mariage, sont présents Anthoine Ratel, père du marié, et Jean Ratel.  Du côté de Marguerite, on trouve Roger Gosset, son père, Anthoine Gosset, prêtre, un second Anthoine Gosset et Nicollas Gosset, tous les trois oncles de la mariée.

Les enfants de Michel Ratel et de Marguerite Gosset sont baptisés à Saint Martin sur Renelle, sauf une de leurs filles, Marguerite, baptisée à Saint Herbland, dont est dit originaire Pierre Ratel dans son acte de mariage.  L’acte de baptême de Pierre ne se trouve pas dans les registres de Saint Herbland.

  • Marguerite, fille de Michel Ratel ( la mère n’est pas nommée ) est baptisée le 25 novembre 1635 à Saint Herbland de Rouen. Parrain Me Anthoine Gosset et marraine Collette Thibault.  AD 76, 4E 02048 B Saint Herbland 1630-1640, vue 9/16 page de droite.
  • Anthoine, fils de Michel Ratel et de Marguerite Gosset, est baptisé le 31 août 1638 à Saint Martin sur Renelle de Rouen. Son parrain est Anthoine Gosset et sa marraine Anne Ratel.  AD 76, 3E 00999 B Saint Martin sur Renelle 1630-1644, vue 44/75 page de droite.
  • Michel, fils de Michel Ratel et de Marguerite Gosset, est baptisé le 15 janvier 1640 à Saint Martin sur Renelle. Parrain Pierre le Blanc et marraine Catherine Le Houe.  AD 76, 3E 00999 B Saint Martin sur Renelle 1630-1644, vue 52/75 page de droite.  Je me demande, vu le prénom du parrain, si ce Michel ne serait pas notre Pierre.
  • Jeanne, fille de Michel Ratel et de Marguerite Gosset, est baptisée le 25 janvier 1641 à Saint Martin sur Renelle. Parrain Laurent Langlois et marraine Jeanne de la Fosse.  AD 76, 3E 00999 B Saint Martin sur Renelle 1630-1644, vue 58/75 page de gauche.
  • Jacques, fils de Michel Ratel et de Marguerite Gosset, est baptisé le 18 mai 1642 à Saint Martin sur Renelle. Parrain Jacques Prevel et marraine Jeanne de Craye.  AD 76, 3E 00999 B Saint Martin sur Renelle 1630-1644, vue 65/75 page de gauche.
  • Catherine, fille de Michel Ratel et de Marguerite Gosset, est baptisée le 2 février 1644 à Saint Martin sur Renelle. Parrain Marian Thibault et marraine Jeanne Godebout.  AD 76, 3E 00999 B Saint Martin sur Renelle 1630-1644, vue 74/75 page de droite.
  • Michel, fils de Michel Ratel et de Marguerite Gosset, est baptisé le 9 mai 1646 à Saint Martin sur Renelle. Parrain Robert Prevel et marraine Anne Paumier.  AD 76, 3E 00999 B Saint Martin sur Renelle 1644-1648, vue 10/26 page de droite.
  • Geneviève, fille de Michel Ratel et de Marguerite Gosset, est baptisée le 30 janvier 1648 à Saint Martin sur Renelle. Parrain Francoys le Blanc et marraine Geneviève le Flament.  AD 76, 3E 00999 B Saint Martin sur Renelle 1644-1648, vue 22/26 page de droite.

 

Un acte très intéressant se trouve dans les registres de Saint Martin sur Renelle à la date du 6 avril 1643.

Bans Pierre Ratel Jeanne Godebout

Pierre Ratel, fils d’Anthoine Ratel et Collette Thibault, ses père et mère d’une part, et Jeanne Godebout, fille de Charles Godebout et Catherine Bertin d’autre part, et tous demeurant en cette parroisse.  AD 76, 3E 00999 BMS Saint Martin sur Renelle 1643-1645, vue 83/94 page de gauche. 

Cet acte donne certainement le noms des parents de Michel Ratel.  Les personnes qui y sont nommées se retrouvent toutes, sauf les parents de Jeanne, liées avec la famille de Michel et de Marguerite Gosset.

  1. Pierre Ratel:  Michel sera le parrain de son premier fils, Michel.
  2. Anthoine Ratel:  Michel Ratel, dans son acte de mariage, était dit fils d’Anthoine.
  3. Collette Thibault:  elle est la marraine de la première fille de Michel Ratel et de Marguerite Gosset.
  4. Jeanne Godebout:  elle est la marraine de Catherine, troisième fille de Michel Ratel et de Marguerite Gosset.

Michel et Pierre Ratel sont vraisemblablement frères.

Pierre Ratel et Jeanne Godebout baptisent quelques enfants à Saint Martin sur Renelle.

  • Leur premier fils, Michel, est baptisé le 11 avril 1644 à Saint Martin sur Renelle. Parrain Michel Ratel et marraine Catherine Loquet.  AD 76, 3E 00999 B Saint Martin sur Renelle 1644, vue 2/5 page de gauche.
  • Pierre, fils de Pierre Ratel et de Jeanne Godebout, est baptisé le 31 juillet 1646 à Saint Martin sur Renelle. Parrain Marian Thibault et marraine Isabeau Pelay.  AD 76, 3E 00999 B Saint Martin sur Renelle 1644-1648, vue 12/26 page de gauche.
  • Anthoine, fils de Pierre Ratel et de Jeanne Godebout, est baptisé le 23 juin 1650 à Saint Martin sur Renelle. Parrain Jean Simon et marraine Catherine Ratel.  AD 76, 3E 00999 B Saint Martin sur Renelle 1650-1657, vue 8/76 page de droite.

On peut noter que Marian Thibault est parrain d’un enfant de Michel Ratel et d’un enfant de Pierre Ratel.  Il doit être parent de Collette Thibault, mère de Michel et de Pierre.

 

Actes probablement reliés à la famille Ratel

Catherine Ratel épouse Jean Dieul, de la paroisse Saint Denis, le 15 mai 1638 à Saint Martin sur Renelle.  AD 76, 3E 00999 B Saint Martin sur Renelle 1633-1645, vue 26/94 page de gauche.  Catherine Ratel est la marraine de d’Anthoine, fils de Pierre Ratel et de Jeanne Godebout.

Marguerite Ratel, veuve de Martin Paumier, est inhumée le 26 octobre 1653 à Saint Martin sur Renelle.  AD 76, 3E 00999 B Saint Martin sur Renelle 1650-1657, vue 42/76 page de gauche.  Marguerite et Martin Paumier s’étaient mariés le 28 juin 1617 à Saint Martin sur Renelle.  AD 76, 3E 00999 B Saint Martin sur Renelle 1607-1635, vue 47/125 page de droite.  Anne Paumier est la marraine de Michel, fils de Michel Ratel et de Marguerite Gosset.

« Jean Ratel ( le père ) » sic, est inhumé le 25 janvier 1655 à Saint Martin sur Renelle âgé de 97 ans.  AD 76, 3E 00999 B Saint Martin sur Renelle 1650-1657, vue 52/76 page de gauche.  Un Jean Ratel était présent lors du mariage de Michel Ratel et de Marguerite Gosset.  Vu l’âge qu’on lui donne à son décès, il pourrait être le grand-père de Michel.

 

La famille Gosset

 

Dans son acte de mariage, Marguerite Gosset est dite fille de Roger.  Un Roger Gosset est présent dans la paroisse Notre Dame de la Ronde.  Il épouse Marguerite Boucher ( ou le Boucher ) le 3 juillet 1605 dans l’église Saint Vincent de Rouen,  AD 76,  4E 02192 BMS Saint Vincent 1591-1637, vue 128/155 page de droite.  Le couple baptise plusieurs enfants à Notre Dame de la Ronde.

  • Jacques, fils de Roger Gosset ( la mère n’est pas nommée ) est baptisé le 1er mai 1606 à Notre Dame de la Ronde. Les parrains sont Nicollas Gosset et Laurent Mauger, et la marraine Marie Cavelier.  AD 76, 3E 00999 BM Notre Dame de la Ronde 1606-1634, vue 25/133 page de gauche.
  • Anthoine, fils de Roger Gosset ( la mère n’est pas nommée ) est baptisé le 28 octobre 1607 à Notre Dame de la Ronde. Les parrains sont Anthoine Gosset et Martin Godefroy et la marraine Marie Guibert.  AD 76, 3E 00999 BM Notre Dame de la Ronde 1606-1634, vue 30/133 page de gauche.
  • Marguerite, fille de Roger Gosset ( la mère n’est pas nommée ) est baptisée le 29 janvier 1609 à Notre Dame de la Ronde. Son parrain est Jehan ( ??? ) et ses marraines Anne Duval et Thienote Leblanc. AD 76, 3E 00999 BM Notre Dame de la Ronde 1606-1634, vue 34/133 page de gauche.
  • Guillaume, fils de Roger Gosset est baptisé le 6 septembre 1610 à Notre Dame de la Ronde. Ses parrains sont Jehan le Gendre et Guillaume Vauquet ( ? ) et marraine Collette Gosset.  AD 76, 3E 00999 BM Notre Dame de la Ronde 1606-1634, vue 39/133 page de gauche.
  • Marie, fille de Roger Gosset, est baptisée le 9 janvier 1612 à Notre Dame de la Ronde. Son parrain est Pierre Cannet et ses marraines Françoise le Pelletier et Laurence Rachinel.  AD 76, 3E 00999 BM Notre Dame de la Ronde 1606-1634, vue 43/133 page de gauche.
  • Un enfant dont je n’arrive pas à lire le prénom, fils de Roger Gosset est baptisé à Notre Dame de la Ronde le 12 février 1613. Je n’ai pu déchiffrer ni le nom du parrain, ni celui de la marraine ( peut-être Marie Deleau ).   AD 76, 3E 00999 BM Notre Dame de la Ronde 1606-1634, vue 46/133 page de gauche.
  • Le 9 novembre 1617 est baptisée à Notre Dame de la Ronde une fille ( le prénom est laissé en blanc ) de Roger Gosset et de Marguerite, sa femme. Le parrain est Me Philippe Josse, vicaire de la Ronde, et la marraine Marie Goddefroy.  AD 76, 3E 00999 BM Notre Dame de la Ronde 1606-1634, vue 55/133 page de droite.
  • Marie, fille de Roger Gosset et de Marguerite, est baptisée à Notre Dame de la Ronde le 28 août 1620. Parrain Anthoine Gosset et marraine Perrette Bucaille.  AD 76, 3E 00999 BM Notre Dame de la Ronde 1606-1634, vue 62/133 page de gauche.
  • Pierre, fils de Roger Gosset et de Marguerite Boucher, est baptisé le 17 novembre 1621 à Notre Dame de la Ronde. Parrain Pierre Leblanc et marraine Marie Vauquet.  AD 76, 3E 00999 BM Notre Dame de la Ronde 1606-1634, vue 64/133 page de droite.
  • Marie, fille de Roger Gosset et de Marguerite le Boucher, est baptisée le 12 avril 1623 à Notre Dame de la Ronde. Parrain Laurent ( ??? ) et marraine Marie Fossart.  AD 76, 3E 00999 BM Notre Dame de la Ronde 1606-1634, vue 67/133 page de gauche.

 

Le 12 septembre 1627 à Notre Dame de la Ronde, Roger Gosset et Jehanne Infray ( ? ) se marient.  Leurs témoins sont Nicollas Gosset et Simon le Baillif.  AD 76, 3E 00999 BM Notre Dame de la Ronde 1606-1634, vue 93/133 page de droite.  Il doit s’agir du père de Marguerite qui, veuf de Marguerite Boucher, aura contracté une seconde union.  Je n’ai pas trouvé l’acte d’inhumation de Marguerite Boucher.  Le dernier enfant de Roger Gosset et de Marguerite Boucher avait été baptisé le 12 avril 1623.

Le 3 août 1625 à Notre Dame de la Ronde, Nicollas Gosset et Marie Infray se marient.  Leurs témoins sont Maistre Anthoine Gosset, prêtre, Roger Gosset, Gabriel Le Roux et René Infray.  AD 76, 3E 00999 BM Notre Dame de la Ronde 1606-1634, vue 95/133 page de droite.   Nicollas Gosset est oncle de Marguerite, témoin à son mariage avec Michel Ratel.

Le 26 novembre 1623 à Notre Dame de la Ronde, Anthoine Gosset et Anne Cabot se marient.  Leurs témoins sont Me Anthoine Gosset et Me Philippe Josse, prêtres, Roger et Nicollas Gosset, et David Duval. AD 76, 3E 00999 BM Notre Dame de la Ronde 1606-1634, vue 97/133 page de droite.   Antoine Gosset est l’autre oncle de Marguerite, aussi témoin à son mariage.

Magdeleine Gosset et Pierre le Blanc se marient le 24 janvier 1624 à Notre Dame de la Ronde.  Leurs témoins dont Me Anthoine Gosset, prêtre, Anthoine Gosset, Jean le Blanc et Jean Godefroy.   AD 76, 3E 00999 BM Notre Dame de la Ronde 1606-1634, vue 96/133 page de gauche.   Madeleine est certainement tante de Marguerite Gosset.  Son mari, Pierre le Blanc est le parrain de Michel Ratel, fils de Michel et de Marguerite Gosset.

Katherine Gosset et Gabriel le Roux se marient le premier juin 1614 à Notre Dame de la Ronde.  Leurs témoins sont Me Philippe Josse, prêtre vicaire, Me Anthoine Gosset, prêtre, Nicollas Gosset et Guillaume Goddefroy.  AD 76, 3E 00999 BM Notre Dame de la Ronde 1606-1634, vue 106/133 page de droite.   Gabriel le Roux est témoin au mariage de Nicollas Gosset avec Marie Infray.

55. Adam de Baillon, inventaire après décès, mariage et baptêmes

J’ai publié, il y a quelques semaines, un article sur les ancêtres de Catherine de Baillon issus de la famille le Sueur.  Le hasard, encore lui, m’a ramené cette semaine vers la famille de Baillon par le biais du commentaire d’une lectrice sur un de mes articles traitant de l’ascendance d’Elisabeth Hubert.  Cette dame fait des recherches sur une famille dont un des membres, pensait-elle, avait épousé une fille de la famille de Baillou.  Comme je n’avais pas repéré ce couple en faisant mes recherches sur les Baillou, je m’y suis remis.  En fait, cette fille de Baillou s’est révélée être plutôt une fille de Baillon.  Je suis un descendant de son frère ainsi que de son père et de sa première épouse.

Les recherches que j’ai faites pour retrouver qui était cette Marie de Baillon m’ont amené à creuser un peu plus loin ce que je savais déjà sur l’ascendance de la demoiselle de Baillon, venue à Québec en 1669.

Adam de Baillon, arrière-grand-père de Catherine, époux d’Anne de la Saulsaye, était seigneur de Valence, fief situé dans la commune de Dampierre-en-Yvelines.  On lit souvent qu’il serait décédé le 5 janvier 1610.  J’ai parcouru son inventaire après décès ces derniers jours.  Outre le fait qu’il ramène le décès d’Adam presque 40 ans plus tôt, il donne quelques détails intéressants qui permettent de remonter à son mariage et au baptême de quelques uns de ses enfants, dont son fils Adam, grand-père de Catherine.

Un acte du 15 février 1571 passé devant Trouvé et Peronne, notaires à Paris, parle de l’inventaire après décès « de feu noble homme Adam de Baillon, en son vivant escuier seigneur de Valances »  (1).  L’inventaire est fait à la requête de noble homme Maître Jean Jaupitre, notaire et secrétaire du roi, seigneur d’Estiolles, au nom et comme exécuteur du testament et ordonnances de dernières volontés du défunt.  Jean Jaupitre était l’époux d’Anne de Baillon, fille d’Adam et d’Anne de la Saulsaye.

L’acte est fait en présence « de nobles personnes Marye de Baillon, femme de Charles de Mauterne, escuier seigneur de Voisins, Adam de Baillon, aussi escuier, fils aisné dudict deffunct, Loys de Baillon, aussi escuier, et damoiselle Marguerite de Baillon, frères et soeurs, enfants dudict deffunct seigneur de Vallance, et habillités à eulx dire, nommer et porter pour héritiers dudict deffunct, et aussi en la présence de noble homme Odet de Baillon, seigneur de Forges, conseiller du roy, secrétaire de sa chambre et commissaire ordinaire de ses guerres, cousin germain dudict deffunct ».

Il est procédé à l’inventaire « de tous et chacun les biens meubles, untancilles d’hostel, or et argent, monnoye et à ——- de vesselle d’argent, bagues et joyaulx, debtes et causes, livres, tiltres et enseignements — la succession dudict deffunct, trouvez et estant en une maison size à Paris, rue Neufve Saint Paul, en laquelle ledict deffunct est déceddé ».  L’inventaire aurait été commencé le 11 janvier 1571.  Adam serait dont décédé vraisemblablement fin 1570 ou début 1571.

Suivent les différent biens trouvés en la maison, avec la valeur estimée de chacun.  Et en fin d’inventaire, les « livres, tiltres et enseignements » trouvés chez le défunt.  Parmi ces pièces, celle inventoriée XIII est le « contrat de mariage d’entre ledict deffunct seigneur de Vallance et damoiselle Anne de la Saulsaye sa femme, passé le XIIIè  Juing ( date incertaine ) VC XLII ( 1542 ) pardevant —— Chapellain, tabellion en la chastellenie de Bloiz ».

CM Adam de Baillon Anne de la Saulsaye

Je savais que la famille de Baillon était passée par Rouen, Chartres et l’Orléanais et qu’un de ses rameaux, celui où est née Catherine, était venu se fixer en région parisienne, mais je ne savais pas qu’ils étaient passés par Blois.  En cherchant un peu, j’ai vu que Rose de Baillon avait épousé en 1538 à Blois Jean de la Saulsaye, seigneur de Brézolles, des Vaux, de la Roboye et de Verrières, veuf de Jeanne de Morvilliers  (2).  Jean de la Saulsaye et Jeanne de Morvilliers sont les parents d’Anne, épouse d’Adam de Baillon.  Rose est fille de Pierre de Baillon et de Rose de Montdoucet.  Elle est cousine germaine de notre Adam, fils d’Adam de Baillon et de Philippe Vaultier, sa première épouse.

Je ne suis pas allé sur place consulter les archives ( départementales et municipales ) de Blois, mais sur le site des archives municipales de la ville, on trouve dans les registres paroissiaux de Saint-Solenne, les actes de baptême de quelques enfants de Jean de la Saussaye et de Rose de Baillon.

  • Le 21 février 1543 ( la date est écrite 21 février 1542, mais il faut rectifier en 1543 en datation moderne ) est baptisé Adam, fils de Jehan Saulsaye et de Rose, sa femme.  Ses parrains sont Adam de Baillon et Odet de Baillon et sa marraine, Anne de Brissonnet, femme de Claude Robertet.  Odet est le frère de Rose, et Adam,  son cousin germain.  (3)
  • Le 15 mars 1544 ( avant Pâques, donc noté 1543 dans le registre ) est baptisé Francois, fils de Jehan Saulsaye et Rose de Baillon.  Ses parrains sont Raymond de Montdoulcet et Jehan Grossier.  (4)
  • Le 23 mai 1545 est baptisée Marie, fille de Jehan Sausaye et de Rose de Baillon.  Son parrain fut Jehan Seigneuret et ses marraines Marie Sausaye et Bonne Perraude.  (5)
  • Le 19 juillet 1546 est baptisée Marguerite de Brésolles, fille de Jehan, seigneur temporel de Brésolles et de Rose sa femme.  Jean de la Saulsaye était seigneur de Brésolles.  (6)

On peut aussi voir les actes de baptême de trois des enfants d’Adam de Baillon, toujours nommé seigneur de Valence, et d’Anne de la Saulsaye, dont celui d’Adam, leur fils, grand-père de Catherine.

  • Le 8 août 1546 est baptisée Anne , fille d’Adam de Baillon, seigneur temporel de Vallense, et d’Anne Saussaye.  Son parrain est Jean de Morvilliers et sa marraine Anne de Gaillard.  Anne de Baillon, on l’a vu plus haut, sera l’épouse de Jean Jaupitre.  (7) 85/252
  • Le 17 novembre 1547 est baptisée Marie, fille d’Adam de Baillon ( le prêtre écrit Bailleau ) seigneur de Vallance, et d’Anne, son épouse.  Ses marraines sont Marie le Maire, femme de Nicolas Dux, et Marie Saulsaye, femme de Jean d’Alesso.  Marie sera l’épouse de Charles de Mauterne.  (8)
  • Le 9 février 1549 est baptisé Adam, fils d’Adam de Baillon et d’Anne Saulsaye, sa femme.  Ses parrains sont Claude Robertet, secrétaire du roi, seigneur d’Alluye et François de Moulins, doyen de Saint Solenne, et sa marraine est Bonne Cothereau, veuve de Guillaume de Beaulne, général des finances.  Les pages du registres paroissial sont datées de 1548 jusqu’au 21 avril puis passent à 1549.  La page où se trouve l’acte de baptême d’Adam porte l’année 1548, mais il faut se rappeler que l’année commençait à Pâques à l’époque.  Adam est donc baptisé le 9 février 1548 avant Pâques, donc le 9 février 1549 en datation moderne.  (9)

Ces actes de baptême sont rédigés en latin.  Les registres de Saint Solenne ont une lacune qui va de novembre 1550 à novembre 1569.

L’inventaire après décès d’Adam de Baillon rapporte aussi d’autres actes concernant la famille de Baillon.

  • Le bail accordé à Adam de Baillon, père du défunt, à lui, ses enfants et les enfants de ses enfants, de la seigneurie de Vallance, bail daté du 13 janvier 1509.  Le même numéro d’inventaire parle de l’acte signé par les cardinaux de Bourbon et de Lorraine le 25 (?) mars 1569 accordant la propriété de la terre et seigneurie de Vallence à Adam de Baillon et ses héritiers.  Pièces inventoriées XV.
  • Le contrat d’admodiation du duché de Chevreuse fait par le cardinal de Lorraine au seigneur de Vallence.  Pièce inventoriée XVIII, mais non datée.
  • Le contrat de mariage de noble homme Charles de Moterne, sieur de Voisins et Marie de Baillon, fille du seigneur de Vallence, passé le 5 juin 1567.  Pièce inventoriée XIIII
  • Le contrat de mariage de Jean Jaupitre et damoiselle Anne de Baillon, fille aînée du seigneur de Vallence, passé pardevant —— et Delavigne le 3 avril 1565.  Pièce inventoriée XVII.

Pour finir, je ne saurais trop conseiller l’excellent site « Chronique du Vieux Marcoussis » de M. Jean-Pierre Dagnot, foisonnant d’éléments qui intéressent l’ascendance de Catherine de Baillon et les seigneuries que possédèrent les membres de sa famille.  (10)

 

Notes:

 

(1)  Archives Nationales de Paris, minutes du notaire Claude Trouvé, Inventaires après décès MC/ET/CVII/92

(2)  Péan, Alonso, Histoire généalogique de la maison de La Saussaye, Lyon, 1860, pages 13 et 14.

(3)  Archives municipales de Blois, registre paroissial de Saint-Solenne GG 228, vue 9/252 page de droite

(4)  Archives municipales de Blois, registre paroissial de Saint-Solenne GG 228, vue 28/252 page de gauche

(5)  Archives municipales de Blois, registre paroissial de Saint-Solenne GG 228, vue 56/252 page de gauche

(6)  Archives municipales de Blois, registre paroissial de Saint-Solenne GG 228, vue 84/252 page de gauche

(7)  Archives municipales de Blois, registre paroissial de Saint-Solenne GG 228, vue 85/252 page de gauche

(8)  Archives municipales de Blois, registre paroissial de Saint-Solenne GG 228, vue 104/252 page de droite

(9)  Archives municipales de Blois, registre paroissial de Saint-Solenne GG 228, vue 127/252 page de droite

(10)   Voici le lien vers la page d’accueil du site:

http://vieux-marcoussis.pagesperso-orange.fr/index.htm

Puis le lien vers la page qui concerne la seigneurie de Valence:

http://vieux-marcoussis.pagesperso-orange.fr/Chroniques/Seigneurie-de-Valence.htm

 

54. Elisabeth Hubert, suite: Marie Lambert et son ascendance.

Dans mes articles sur l’ascendance d’Élisabeth Hubert, il me restait une branche, le couple Henry Soly et Marie Lambert, sur laquelle j’avais buté tout en me doutant bien qu’il y avait certainement quelque chose à dénicher. Gérard Winkelmuller, après avoir lu mes articles, m’a écrit pour me dire qu’il avait trouvé des documents intéressants sur la famille de Marie Lambert, arrière-grand-mère d’Élisabeth, et que les informations se trouvaient sur l’arbre généalogique de ses petites filles, qu’il a publié sur Geneanet. Je me suis empressé d’aller y jeter un œil. Le filon est très intéressant ; je suis passé trois fois aux Archives Nationales pour consulter les sources qu’il indiquait. En voici le résultat, qui confirme une partie de son travail et en rectifie une autre partie.  Un grand merci à ce lecteur (dont l’arbre généalogique et ses extensions valent le détour) pour ce partage d’informations. (1)

Lors de mes recherches sur la famille paternelle d’Elisabeth Hubert, j’avais déjà consulté le contrat de mariage de Claude Hubert avec Marie Soly, fille de Henry Soly et de Marie Lambert, contrat passé le 6 septembre 1609. Parmi les témoins du côté de la future épouse on trouve Hiérosme Lambert, maître apothicaire épicier, oncle maternel et Salomon Rousseau, oncle maternel à cause de sa femme Isabel Lambert.  (2)

Marie Lambert, veuve de Henry Soly, passe le 9 juin 1610 un contrat de mariage avec Guillaume Chauveau, avocat en la Cour de Parlement à Paris, devant les notaires de Saint Vaast et Levoyer. Les témoins issus de la famille de Marie sont Hiérosme Lambert, maître apothicaire épicier, son frère, Nicolas Rochais, aussi maître apothicaire épicier, époux d’Anne Soly sa fille et Marie Soly, femme de Claude Hubert, aussi sa fille.  (3)

Marie, Hiérosme et Elisabeth (Isabel) Lambert sont cités avec leurs sœurs Angélique et Marguerite comme enfants et héritiers de Jean Lambert marchand apothicaire, bourgeois de Paris leur père, dans un acte du 4 mars 1627 qui est une transaction entre les cinq enfants et leurs conjoints concernant l’héritage de Jean Lambert. Je ne pense pas que l’acte en question soit la conséquence du décès récent de leur père.  (4)

Jean Lambert l’aîné est placé par son père Isaïe Lambert, maître tailleur de robes, pour faire son apprentissage d’apothicaire épicier auprès de Pierre Fragier. Jean est dit âgé de quatorze ans ou environ. L’acte est passé devant le notaire Pierre Thuret et est daté du 18 février 1551. Jean serait ainsi né vers 1537.  (5)

Jean Lambert et Marguerite Ligier sont déjà mariés en 1569. Jean achète de Madeleine Morin le 28 janvier de cette année-là, conjointement avec sa belle-mère Marie Nepveu, veuve de Guillaume Ligier, marchand apothicaire, des biens au terroir de Gagny, près Gonesse.  (6)  Marie Nepveu, dans un acte du 20 décembre 1572, fait don de tous les biens meubles et immeubles qui lui appartiennent et lui appartiendront lors de son décès à Jean Lambert, marchand maître apothicaire et épicier, son gendre, et à Marguerite Ligier, sa fille, ainsi qu’à leur quatre enfants vivants et à leurs enfants à naître.  (7)  Hiérosme Lambert, fils de Jean, cédera à son propre fils Jean, en faveur de son mariage avec Marguerite Le Picart dont le contrat est passé le 20 juillet 1629, la ferme de Gagny. Hiérosme en remet les titres de propriété à son fils le 15 mai 1635. Il peut s’agir des biens achetés par Jean Lambert et sa belle-mère en 1569, et qui seront ainsi passés à Hiérosme puis à Jean.

L’IAD de Marie Guiory, veuve en dernières noces de Jehan Lambert, marchand apothicaire, et en premières noces de René Gaulche, rue de l’Arbre Sec, est passé le 21 août 1605 devant le notaire Valeran de Saint-Fussien à Paris. Son état de conservation ne permet pas de le consulter.

En partant de ces actes, j’ai travaillé sur l’intuition que Jean Lambert et Marie Guiory, veufs tous les deux, lui de Marguerite Ligier et elle de René Gauché, se seraient mariés plus ou moins en même temps que leurs enfants, Hiérosme Lambert, fils de Jean, qui aurait épousé à une date inconnue Marie Gauché, fille de Marie Guiory et de son premier époux René Gauché. J’ai rencontré assez souvent ce genre de mariages doubles dans mes recherches.  

Jean Lambert l’aisné, qui fait son apprentissage d’apothicaire épicier auprès de Pierre Fragier est probablement le même qui achète des biens puis reçoit une donation de sa belle-mère Marie Nepveu, et encore le même qui, une fois veuf de Marguerite Ligier, épouse Marie Guery ou Guiory, qui est elle-même, en 1599, dite veuve de Jean Lambert, apothicaire. L’accord sur la succession de Jean Lambert signé par ses enfants et daté de mars 1627 intervient certainement plusieurs années après le décès de leur père, les sommes en jeu ne paraissant pas très importantes, et concernent des sommes qu’ils se doivent entre eux et qu’ils règlent suite à une sentence arbitrale et à une homologation de cette sentence par le prévôt de Paris. Il est question dans cette transaction d’une sentence arbitrale contre Pierre Denise, que les héritiers préfèrent régler à l’amiable pour éviter une taxe. Ce Pierre Denise est forcément le fils de Pierre Denise et de Jeanne Lambert, cité parmi les héritiers d’Isaïe Lambert dans son inventaire après décès. Pierre Denise père aurait eu plus de cent ans en 1627, ayant épousé Jeanne Lambert en 1548. Pierre Denise fils est dit mineur en 1577, donc né après 1552, ce qui lui donne tout de même entre 50 et 75 ans en 1627.

L’inventaire après décès d’Isaïe Lambert ( Esaye ) est commencé le 11 février 1577 devant le notaire Estienne Bruslé. L’inventaire est fait à la requête de Jehan Lambert l’aîné, marchand apothicaire épicier, Georges Lambert, marchand drappier, Catherine Lambert, femme séparée de biens de Claude Acarie, marchand de vins, Gilette Lambert, femme délaissée de Simon de Villiers, maître tailleur d’habits, et Pierre Denise, comme tuteur et curateur de Pierre, François, Jacques et Anthoine, enfants mineurs de lui et de défunte Jeanne Lambert, jadis sa femme, et enfin de François Lambert et Jehan Lambert le jeune, mineurs. Jehan l’aîné, Georges, Catherine, Gilette, Jehanne François et Jehan le jeune sont héritiers d’Isaïe Lambert, leur père.  (8)

Pierre Denise et Jehanne Lambert passent leur contrat de mariage le 13 mai 1548 devant le notaire Pierre Thuret. La liasse qui le contient n’est pas communicable à cause de son état de conservation.  L’acte est inventorié dans l’IAD d’Isaïe.

Claude Acarie et Catherine Lambert, fille d’Isaïe et de Gilette Fouquet, passent leur contrat de mariage le 23 août 1550 devant les notaires Fournier et Thuret.  (9)  Ce contrat ne relève la présence que des parents de Catherine comme témoins de l’épouse.  Esaïe Lambert et Gillette Fouquet sa femme font une donation aux enfants de Claude Acarie et Catherine Lambert, leur fille, le 6 octobre 1560 devant Pierre Thuret.  (10)

Simon de Villiers, maître tailleur d’habillements, et Gillette Lambert, fille de Esaïe Lambert, maître tailleur d’habillements, et de Gillette Fouquet,  passent leur contrat de mariage le 30 novembre 1560 devant Pierre Thuret.  (11)

Les testaments de Gillette Fouquet et d’Esaïe Lambert sont passés devant le même notaire, celui de Gillette le 7 octobre 1558  (12), et celui d’Esaïe le 9 octobre 1560  (13).  On entend souvent que de faire son testament ne fait pas mourir.  Esaïe en est la preuve puisque son inventaire après décès est fait 17 ans après son testament.  Ces deux testaments ne donnent aucune information supplémentaire sur la famille Lambert.

Je n’ai pas trouvé la trace du décès ou de l’inventaire après décès de Gillette, je ne sais donc pas quand elle est décédée.  On peut en revanche affirmer qu’elle est bien la mère de Jehan l’apothicaire; Jehan est né vers 1537 selon son contrat d’apprentissage.  Sa soeur Catherine se marie en 1550.  A ma connaissance, les filles d’artisans parisiens ne se mariaient pas souvent à 13 ans à l’époque.  Catherine devait donc être plus âgée que Jehan, ce qui fait de Gillette Fouquet la mère de Jehan.

 

 

J’ai laissé cet article en chantier pendant quelques semaines , espérant trouver l’acte qui infirmerait ou confirmerait mon hypothèse sur Jean Lambert l’apothicaire et ses deux épouses.  J’ai enfin mis la main dessus hier.  Il s’agit d’un contrat de mariage où on trouve indiqué clairement les liens familiaux et matrimoniaux des membres de la famille Lambert.

CM Pierre Gauché

Le 12 décembre 1599, devant les notaires Anthoine des Quatrevaulx et Valleran de Saint-Fussien, Pierre Gauché, « suivant les finances, aagé de vingt sept ans usant et jouissant de ses droitz demeurant en ceste ville de Paris, rue de l’Arbre Secq, paroisse de Sainct Germain de l’Auxerrois » épouse Magdeleine le Prévost, veuve d’Archambaud du Pont.  Les témoins de Pierre sont « honnorable femme Marye Guerry, sa mère, veuve en premières nopces de deffunct honnorable homme René Gauché et en dernières nopces de deffunct honnorable homme Jehan Lambert, vivant bourgeois de Paris, honnorable homme Claude Bobye, bourgeois de Paris, son oncle, honnorable homme Jerosme Lambert, marchant appothicaire et espicier, beau-frère à cause de Marye Gauché sa femme, honnorable homme Guillaume Plastrier, marchand espicier bourgeois de Paris, beau-frère à cause de Marguerite Lambert sa femme, Marye Lambert, veuve de feu Me Henry Soly, vivant commissaire et examinateur au Châtelet de Paris, noble homme Me Salomon Rousseau, trésorier et payeur de la gendarmerye de France, beau-frère à cause de Isabel Lambert sa femme et de Me Guillaume le Masson, procureur au Châtelet de Paris, amy ».  (14)  (J’ai ajouté la ponctuation et développé les abréviations pour rendre le texte plus lisible.)

Cet acte dit clairement que Jerosme Lambert est beau-frère de Pierre à cause de Marie Gauché sa femme, fille donc de René Gauché et Marie Guerry et soeur de Pierre.  Par contre, Guillaume Plastrier et Salomon Rousseau sont beaux-frères à cause d’Isabel et Marguerite Lambert, leurs femmes.  Isabel et Marguerite seraient ainsi filles de Jehan Lambert et de Marie Guerry et demi-soeurs de Pierre.  Dix-sept ans séparent la dernière trace de Marguerite Ligier vivante du mariage de Pierre Gauché.  Isabel et Marguerite Lambert, si elles étaient filles de Marie Guerry, se seraient mariées bien jeunes puisqu’elles sont dites mariées en décembre 1599.  Considérait-on à l’époque les enfants de son beau-père comme ses propres frères et soeurs ? 

Reste un doute sur Marie Lambert, veuve de Henry Soly.  Son lien avec Pierre Gauché n’est pas précisé.  Est-elle fille de Marguerite Ligier ou de Marie Guerry ?  Marguerite Ligier est toujours vivante en décembre 1572, selon l’acte de donation de sa mère.  Marie Lambert est elle-même mère le 2 février 1585,  date du baptême de son fils Jean à Saint Jean en Grève.  Elle est donc forcément fille de Marguerite Ligier.

 

Marguerite Ligier était fille, on l’a vu plus haut, de Guillaume Ligier et de Marie Nepveu. On connaît les parents de Marie par l’inventaire après décès de sa mère. Elle était fille de Germain Nepveu, maître apothicaire épicier, et de Catherine Grallot. L’inventaire après décès de Catherine Grallot est commencé le 14 mars 1538 devant le notaire Etienne Dunesme. Elle laisse à son mari six enfants mineurs, Marie, Germain, Jean, Marguerite, Nicolas et Madeleine. (15)

Voici, pour finir, la grille d’ascendance de Marie Lambert telle que je peux l’établir à ce jour.  Cette grille vient encore étoffer l’ascendance d’Elisabeth Hubert, déjà pourtant bien fournie.  Merci encore à Gérard Winkelmuller.

 

Ascendance Marie Lambert

 

Notes:

(1)  https://gw.geneanet.org/gwinkelmuller

(2)  Archives Nationales de Paris, minutes du notaire Claude Levoyer, MC/ET/XII/39

(3)  AN de Paris, minutes du notaire Claude Levoyer, MC/ET/XII/40

(4)  AN de Paris, minutes du notaire Jean Chapellain, MC/ET/XXIV/319

(5)  AN de Paris, minutes du notaire Pierre Thuret, MC/ET/III/79

(6)  AN de Paris, Insinuations du Châtelet de Paris, Y//110

(7)  AN de Paris, Insinuations du Châtelet de Paris, Y//113

(8)  AN de Paris, minutes du notaire Estienne Bruslé, Inventaires après décès, MC/ET/VI/79

(9)  AN de Paris, minutes du notaire Pierre Thuret, MC/ET/III/76

(10)  AN de Paris, minutes du notaire Pierre Thuret, MC/ET/III/100

(11)  AN de Paris, minutes du notaire Pierre Thuret, MC/ET/III/100

(12)  AN de Paris, minutes du notaire Pierre Thuret, MC/ET/III/96

(13)  AN de Paris, minutes du notaire Pierre Thuret, MC/ET/III/100

(14)  AN de Paris, Insinuations du Châtelet de Paris, Y//139

(15)  AN de Paris, minutes du notaire Etienne Dunesme, MC/ET/LIV/53

53. Guillaume Thibault

Guillaume Thibault vient en Nouvelle-France en 1639, puis s’y installe en 1643.  Il épouse, le 11 janvier 1655 à Québec, Marie Madeleine Lefrançois, originaire de Metz.

Guillaume est baptisé dans l’église Saint Cande le Jeune de Rouen le 22 décembre 1617.  Il est le fils de Nicolas Thibault et d’Isabeau Anthiaulme.  Son parrain est Guillaume le Breton et sa marraine Catherine Henry, femme de Guillaume Thiercelin (?).  Ses parents se sont mariés le 28 juillet 1609 à Saint Cande le Jeune.  Archives Départementales de la Seine Maritime 3E 00999 BM Saint Cande le Jeune 1588-1612, vue 70/101 page de gauche. Les bans avaient été publiés dans la même paroisse le 31 mai 1609.  AD 76 3E 00999 BM Saint Cande le Jeune 1588-1612, vue 98/101 page de droite.

Ses parents, frères et soeurs sont bien connus ( voir le Fichier Origine ). Comme souvent, c’est en regardant de près les actes de baptême des enfants d’un couple qu’on en apprend sur la famille élargie, les grands-parents, oncles et tantes. C’est le cas ici.

Dans plusieurs régions de France, le premier enfant d’un couple a souvent pour parrain et marraine deux de ses grands-parents, un du côté paternel et un du côté maternel. C’est certainement le cas pour le premier enfant de Nicolas Thibault et Isabeau Anthiaume.

Il faut d’abord éliminer Hugues Thibault, parfois attribué à ce couple, baptisé le 21 novembre 1609 à Saint Cande le Jeune un peu moins de quatre mois après le mariage de Nicolas et Isabeau. Hugues Thibault n’a pas existé; l’enfant baptisé sous ce prénom le 21 novembre 1609 porte le nom de Canier, fils de Nicollas et d’Anne Basire. Ses parrain et marraine sont Thomas Canier et Louyse Canier.

Le premier fils du couple est donc Pierre, baptisé le 6 octobre 1610 à Saint Cande le Jeune. Ses parrains sont Pierre Tibault et Pol Antiaulme et sa marraine Fleurimonde Bucquet.  AD 76 3E 00999 BM Saint Cande le Jeune 1588-1612, vue 60/101 page de gauche.  Dans cette paroisse comme dans d’autres à Rouen à cette époque, les garçons avaient deux parrains et une marraine, et les filles, deux marraines et un parrain.

Partant de l’intuition souvent vérifiée dont j’ai parlé plus haut, j’ai cherché autour de Pierre Tibault, Pol Anthiaulme et Fleurimonde Bucquet.

Pierre Tibault ( le même ? ou plus probablement son fils, on le verra plus loin ) est parrain de la première fille de Nicolas et d’Isabeau, Françoise, baptisée le 20 octobre 1612 à Saint Cande le Jeune.  Sa marraine est Jeanne Antiaulme. AD 76 3E 00999 BM Saint Cande le Jeune 1588-1612, vue 66/101 page de gauche.

Je n’ai rien trouvé de plus sur Pierre Tibault à Saint Cande le Jeune. D’autres membres de cette famille sont présents dans les actes de baptême des enfants de Nicolas et Isabeau.

  • Marie Le Bret (?), femme de Pierre Tibault, est marraine de Marie, baptisée le 29 avril 1614 à Saint Cande le Jeune. AD 76 3E 00999 BM Saint Cande le Jeune 1588-1612, vue 70/101 page de gauche.
  • François Tybault est parrain de Jeanne, fille de Nicolas Tybault, baptisée le 30 juin 1615 à Saint Cande le Jeune.  Sa marraine est Anne Anceaulme.  AD 76 3E 00999 BM Saint Cande le Jeune 1588-1612, vue 73/101 page de droite.
  • Jacques Busquet est le parrain de Jacques, fils de Nicollas Thibault et d’Isabeau Anthiaume, baptisé le 29 septembre 1619 à Saint Cande le Jeune.  Sa marraine est Anne Anthiaume.  AD 76 4E 01987, BMS Saint Cande le Jeune 1609-1644, vue 12/43 page de droite.

François Thibault épouse Marie Morin le 10 juin 1608 à Saint Etienne des Tonneliers.  Le couple baptise plusieurs enfants dans cette paroisse et parmi les parrains et marraines de leurs enfants, on retrouve les mêmes personnes.  

  • Pierre Thibault est le parrain de leur premier enfant François, baptisé à Saint Etienne des Tonneliers le 2 avril 1609.  AD 76 4E 02020, BMS Saint Etienne des Tonneliers 1602-1619. vue 15/41, page de gauche.
  • Marie Le ??? femme de Pierre Thibault l’ancien, est marraine de leur deuxième enfant, Nicolas, baptisé le 6 avril 1610.  AD 76 4E 02020, BMS Saint Etienne des Tonneliers 1602-1619. vue 17/41, page de gauche.
  • Thienotte Gruel, femme de Pierre Thibault est marraine de leur fille Marie, baptisée le 12 mars 1611.  AD 76 4E 02020, BMS Saint Etienne des Tonneliers 1602-1619. vue 19/41, page de gauche.
  • ( Pierre Thibault le jeune et Thienotte Gruel se marient le 3 février 1608 à Saint Etienne des Tonneliers. )
  • Fleurimonde Thibault, femme de Jacques Busquet est la marraine de leur fils Jean, baptisé le 14 mai 1612.  AD 76 4E 02020, BMS Saint Etienne des Tonneliers 1602-1619. vue 23/41, page de gauche.
  • ( Jacques Buquet et Fleurimonde Thibault se marient le 6 juillet 1598 à Saint Etienne des Tonneliers. )
  • Nicolas Thibaut est parrain de leur fils Nicolas, baptisé le 26 août 1614.  AD 76 4E 02020, BMS Saint Etienne des Tonneliers 1602-1619. vue 25/41, page de gauche.

A partir de ces actes, je pense, sans pouvoir le prouver formellement, que Nicolas Thibault, père de Guillaume, est fils de Pierre Thibault l’ancien et de Marie Le Bret (?), et que François, Pierre le jeune et Fleurimonde Thibault sont ses frères et soeur.  Fleurimonde Bucquet, marraine de Pierre Thibault, premier fils de Nicolas et Isabeau Anthiaume, est très probablement Fleurimonde Thibault, auquel le prêtre aura donné le nom de son mari.

 

J’ai aussi cherché autour de Pol Anthiaume, second parrain de Pierre Thibault, frère aîné de Guillaume.  Pol ( Paul, Paoul ) Anthiaume ( Anthaume, Anceaume, Anciaume, Anteaulme ) baptise plusieurs enfants à Saint Cande le Jeune.  Son épouse n’est nommée dans aucun de ces actes.  

  • Isabeau Antheaume, fille de Paul, ( et mère de Guillaume ) est baptisée le 12 septembre 1588 à Saint Cande le Jeune.  Son parrain est Jehan de Sausay, procureur en parlement, et ses marraines sont Marie Antheaume et Ysabeau Guyffart.  AD 76 3E 00999 BM Saint Cande le Jeune 1588-1612, vue 8/101 page de droite.  Le même acte est inscrit sans le prénom de l’enfant dans un autre registre.  AD 76 4E 01987, BMS Saint Cande le Jeune 1584-1588, vue 17/19 page de droite.

  • Guillaume, fils de Paul Anciaume, est baptisé le 10 mai 1584 à Saint Cande le Jeune.  Parrains Guillaume Anciaume et Guillaume Giffart.  AD 76 4E 01987, BMS Saint Cande le Jeune 1584-1588, vue 3/19 page de gauche.

  • Anne, fille de Paul Antiaume, est baptisée le 24 août 1585 à Saint Cande le Jeune.  Parrain Nicolas Boterel et marraines Janne Antiaume et Perette Guiffart.  AD 76 4E 01987, BMS Saint Cande le Jeune 1584-1588, vue 8/19 page de gauche.

  • Anne, fille de Paul Anteaulme, est baptisée le 24 septembre 1589 à Saint Cande le Jeune.  AD 76 3E 00999 BM Saint Cande le Jeune 1588-1612, vue 11/101 page de droite.

  • Pol, fils de Pol Anceaume, est baptisé le 21 avril 1591 à Saint Cande le Jeune.  Parrains Simon Auvray et Guillaume Anceaume et marraine Marie Dupont.  AD 76 3E 00999 BM Saint Cande le Jeune 1588-1612, vue 15/101 page de droite.

  • Robert, fils de Pol Anceaume, est baptisé le 14 mai 1593.  Parrains Robert ???? et Guillaume ??oitier et marraine Marie Anceau.  AD 76 3E 00999 BM Saint Cande le Jeune 1588-1612, vue 19/101 page de gauche.

  • Abraham, fils de Pol Anciaume, est baptisé le 17 juillet 1594 à Saint Cande le Jeune.  Parrains Jean Helouin et Abraham Anciaume et marraine Jeanne Anciaume.  AD 76 3E 00999 BM Saint Cande le Jeune 1588-1612, vue 21/101 page de droite.
  • Jean, fils de Pol Anceaulme, est baptisé le 24 novembre 1595 à Saint Cande le Jeune.  Parrains Jacques Herault et Claude Cousin et marraine Marie Blin.  AD 76 3E 00999 BM Saint Cande le Jeune 1588-1612, vue 25/101 page de gauche.

 

Les registres des BMS de Saint Cande le Jeune ont une lacune entre 1576 et 1584.  C’est dans cet intervalle que Paul Anthiaume a du se marier et baptiser ses premiers enfants, sauf si Guillaume, baptisé en 1584 est son premier fils.

 

Guillaume Thibault est donc le fils de Nicolas Thibault et d’Isabeau Anthiaume, et petit-fils de Pol Anthiaume.  Il est probablement petit-fils de Pierre Thibault l’ancien et de Marie le Bret (?).

52. Perette Marinier (Marigny), grand-mère de Jean Blouffe.

J’ai déjà parlé d’un des problèmes courants qu’on rencontre dans la recherche en généalogie, la graphie des noms de familles, qui ont, pour certains, mis quelques centaines d’années pour se fixer.  Il faut donc parfois, en parcourant les répertoires des notaires ou les registres paroissiaux, garder cela en tête et explorer les variantes d’un nom de famille.  En voici un nouvel exemple.

Je descends par ma mère de Jean Blouffe, pionnier en Nouvelle-France.  Dans le contrat de mariage de ses parents, Antoine Blouffe et Geneviève Dumais ( Demets ), la mère de Geneviève est nommée Perrette Marigny.  Je m’étonnais depuis un bon moment de ne rien trouver d’autre pour ce nom.   Il y a quelques jours, en triturant les noms de famille d’Antoine et de Geneviève dans tous les sens, j’ai fini par trouver un acte de donation fait le 17 décembre 1618 par Anthoinette Marignier, veuve de Lubin Vincenot, à Claude de Maictz, maître chandelier en suif et à Perette Marignier sa femme.  Le lien de parenté entre Anthoinette et Perette n’est pas précisé.  (1)

J’ai élargi la recherche autour de Lubin Vincenot et Anthoinette Marignier.  Le 25 août 1617 est dressé par le notaire parisien Pierre Manchon, à la requête d’Anthoinette Marinier et de ses enfants et gendres, l’inventaire après décès de Lubin Vincenot son mari.  Parmi les pièces inventoriées dans les « tittres papiers et enseignements » du défunt, on trouve le contrat de mariage de Lubin et d’Anthoinette.  Ce contrat est passé le trois ou le treize septembre 1574 devant Jacques Bardin et Rémy Corneillau, notaires à Paris.  Les minutes de ces deux notaires pour l’année 1574 n’ont pas été conservées.  Anthoinette est dite fille de Mathurin Marinier, cordonnier à Paris, et d’Anthoinette Prévost.  (2)

Le 7 mars 1619, devant les notaires Fardeau et Manchon, Pasquier Breton et Anthoinette Marinier « se sont volontairement désistés et départis » du contrat de mariage qu’ils avaient passé devant Pourcel et Bourgeois, notaires à Paris, quelque temps auparavant, la date est laissée en blanc.  Parmi les témoins d’Anthoinette, on trouve Claude du Metz, maître chandelier en suif, qui signe l’acte C dumaicts.  (3)

Signature Claude du Maicts

On retrouve Antoinette le 11 juin 1619, jour où elle passe un contrat de mariage avec Girard Landry « maître charcuittier ».  (Tiens, étonnant !  Je n’avais jamais fait attention au sens de ce mot.  Le Littré indique que l’origine du nom de ce métier se trouve dans les mots « chair » et « cuite ».  Le charcutier vendait donc de la chair cuite.  En fouillant un peu, j’ai même trouvé un texte ancien où le mot est effectivement écrit  » chaircuittier  » .  Quand on le sait et qu’on regarde le mot, ça parait pourtant évident ! ) Anthoinette Marinier est dite veuve de Lubin Vincenot, maître charcuittier.  Ses témoins sont Anthoine Marinier,  François Guérin et Michel ???, tous les trois maîtres charcuittiers à Paris, neveux de la future épouse.  (4)

Le 25 octobre 1616, Simon Pelé et Lubin Vincenot signent un contrat de mariage entre ledit Simon Pelé, marchand de vins, et Marguerite Chéron, fille de défunts Pierre Chéron, maître charcuittier, et de Thomasse Marinier.  Marguerite vit chez Lubin Vincenot, son oncle.  Anthoinette et Thomasse Maninier sont donc sœurs.  Les témoins de Marguerite issus de la famille Marinier sont Pierre Lespintel, beau-père, donc certainement second époux de Thomasse Marinier, et Anthoine Marinier, cousin, tous deux maîtres charcuittiers.  (5)

Un acte passé devant Pierre Manchon et daté du 15 janvier 1619 parle d’une donation d’Anthoinette Marinier à Claude du Metz, disant que Claude avait épousé peu avant Perette Marinier, sa petite-nièce.  (6)

Arrive un acte très intéressant passé devant le notaire Richard Bourgeois le 21 avril 1614 entre  Jean Roussel, marchand rotisseur, et Anthoine Marignyer, marchand charcutier, et sa femme Marie Pousault, stipulant pour Perette Marignyer leur fille.  Les témoins de la future épouse sont Robert Jubin l’aîné, Pierre Jubin, Lubin Vincenot, ses oncles, tous les trois maîtres charcutiers, Jehan Pousault, oncle,  Hilaire Maheut, oncle, marchand de chevaux, François Guérin, cousin maître charcutier et quelques autres personnes.  (7)

CM Perrette Marignyer et Jean Roussel

Signatures en fin de l’acte de mariage de Perrette Marignyer et de Jehan Roussel.  J’ai entouré en vert la signature de Perrette, en rouge, la signature de son père Anthoine, en jaune, celle de sa mère Marie qui signe Pousot, en bleu, celle de Jean Pousot ( Pouzot ?), oncle maternel de Perrette, et en gris, celle de Hilaire Maheut, oncle de Perrette.  

Dans les minutes de Pierre Manchon, on trouve des actes concernant les parents de Perette.  Le trois juillet 1626 est commencé l’inventaire après décès de Marie Pousot à la demande d’Anthoine Marinier son mari, maître charcutier demeurant rue Saint Jacques, paroisse Saint Séverin, en la présence de Charles Marinier, aussi charcutier et de Claude du Metz, maître chandelier en suif demeurant à Saint Marcel lez Paris, rue Mouffetard « en son nom à cause de Perette Marinier sa femme, lesdits Marinier, frère et sœur, enfants habilités à eux dire porter et nommer héritiers de défunte Marie Pousot leur mère ».  Une autre personne est héritière de Marie Pousot, Jehanne Ruette, fille de Marie Pousot et d’Adam Ruette, son premier mari.  Jeanne Ruette sera d’ailleurs témoin au contrat de mariage d’Antoine Blouffe et de Geneviève de Mets comme tante de l’épouse.  L’inventaire est clos le 4 juillet 1626 et ne contient pas de pièces intéressantes pour remonter l’ascendance de Marie.  (8)

Six jours plus tard, le 10 juillet 1626, toujours devant Manchon, Anthoine Marinier, maître charcutier demeurant rue Saint Jacques, paroisse Saint Séverin passe un contrat de mariage avec Marie Varoquier, veuve d’Estienne Moreau.  Le témoin d’Anthoine est son fils Charles, apprenti charcutier, et le témoin de Marie est Jacques le Jumentier, sieur de la Roussière, ami.  Le monde étant petit, et la ville de Paris du début du XVIIè siècle aussi, j’ai déjà croisé ce nom, le Jumentier de la Roussière, dans un autre article.  Le grand-père maternel de Marie Vaubelin, fille du roy, s’appelait Simon le Jumentier, sieur de la Roussière.  Jacques et Simon sont forcément parents, mais je n’ai pas trouvé le lien entre eux.  ( Voir l’article No 4, Marie Vaubelin, fille du roy ).  (9)

Je n’ai pas, pour l’instant, trouvé le lien qui unit les frères Robert et Pierre Jubin à la famille Marinier.  Hilaire Maheut, marchand de chevaux et Marguerite Pouzet, sa femme se font une donation mutuelle le 26 janvier 1611.  Marguerite est probablement sœur de Marie et de Jehan, puisque Hilaire Maheut est dit oncle de Perette.

Je ne sais pas quand est décédé Jean Roussel, ni quand se sont mariés Claude De Maictz et Perrette Marignier, de toute façon avant le 17 décembre 1618, date où Anthoinette fait une donation à Claude et Perette.

On le voit, les noms des grands-parents maternels de Jean Blouffe se trouvent sous différentes formes; Demais, Dumais, de Mets, de Metz, de Maictz, de Maicts pour Claude qui signe du Maicts ou du Maictz, et Marigny, Marignier, Marinier ou Marignyer pour Perette qui signe Marinier.

De tous ces actes, on peut tirer les éléments suivants:

  • Perette Marigny s’appelait plutôt Marinier.
  • Elle était la fille d’Anthoine Marinier et de Marie Pousot, elle avait un frère nommé Charles et une demi-soeur, Jehanne Ruette.
  • Elle passe un contrat de mariage avec Jean Roussel, maître rôtisseur, le 21 avril 1614.  Jean Roussel décède entre avril 1614 et décembre 1618.
  • Elle épouse Claude du Maictz avant décembre 1618.
  • Son père, Anthoine, est le neveu d’Anthoinette et de Thomasse Marinier.  Perette est donc la petite-nièce d’Anthoinette.
  • Je n’ai pas trouvé le nom des parents d’Anthoine Marinier, ni de ceux de Marie Pousot.
  • Les grands-parents paternels d’Anthoine Marinier, parents d’Anthoinette et de Thomasse, sont Mathurin Marinier, maître cordonnier, et Anthoinette Prévost, qui sont ainsi les arrière-grands-parents de Perette.

Notes:

(1)  Archives Nationales de Paris, Insinuations du Châtelet de Paris, Y//159

(2)  AN de Paris, minutes du notaire Pierre Manchon, MC/ET/XLIX/274

(3)  AN de Paris, minutes du notaire Pierre Manchon, MC/ET/XLIX/277

(4)  AN de Paris, minutes du notaire Pierre Manchon, MC/ET/XLIX/277

(5)  AN de Paris, Insinuations du Châtelet de Paris, Y//157

(6)  AN de Paris, minutes du notaire Pierre Manchon, MC/ET/XLIX/277

(7)  AN de Paris, minutes du notaire Richard Bourgeois, MC/ET/C/143

(8)  AN de Paris, minutes du notaire Pierre Manchon, MC/ET/XLIX/290

(9)  AN de Paris, minutes du notaire Pierre Manchon, MC/ET/XLIX/290

51. Tallebot, suite

En cherchant sur la famille d’Anne Tallebot, j’avais croisé la famille du Montmainier. En fouillant sur la famille du Montmainier, j’ai recroisé les Tallebot. Des actes m’avaient échappé dans les registres de Saint Maclou de Rouen. Je refais donc un court article pour ajouter quelques éléments sur l’ascendance d’Anne.

Dans l’article 46 sur Anne Tallebot, je m’étais arrêté à Michel Tallebot, le grand-père d’Anne. Je pense bien avoir découvert l’acte de baptême de Michel et le nom de ses parents.

Michel, fils de Jehan Talbot et de Jehane sa femme est baptisé dans l’église Saint Maclou de Rouen le 16 avril 1585. Ses parrains sont Michel ???? et Lois ( Louis ) Bachin, et sa marraine est Isabeau Salomon. (1) Le nom Salomon est déjà présent dans les actes que j’ai relevés sur la famille Tallebot. Jeanne Salomon est marraine de Michel, frère d’Isaac, fils de Michel Tallebot, baptisé le 4 septembre 1610 à Sainte Croix Saint Ouen de Rouen.

En remontant les registres de Saint Maclou, j’ai trouvé d’autres enfants de Jehan Talbot et de sa femme.

  • Guillemette, fille de Jehan Talbot et de Jehane Salomon est baptisée le 2 novembre 1583. Son parrain est Richard Cave (?) et ses marraines sont Guillemette Talbot et Marion Thiery. (2) Jeanne Salomon est donc la mère de Michel, et la grand-mère de Michel fils, dont je parlais plus haut. Elle est aussi la grand-mère d’Isaac et l’arrière grand-mère d’Anne. A noter également, le nom Thiery se retrouvait aussi à la génération suivante, Jacqueline Thiery étant la marraine de Jacqueline Tallebot, soeur d’Isaac, fille de Michel.
  • Jehan, fils de Jehan Tallebot est baptisé le 15 mars 1582. Ses parrains sont Jehan Copin et Jehan Mathieu, et sa marraine Marie Dumont. (3)
  • Jacqueline, fille de Jehan Talbot est baptisée le 26 septembre 1580. Son parrain est Estienne Frère (?) et ses marraines Perrette Salomon et Jacqueline Thiery. (4) Perrette Salomon est probablement une soeur ou une tante de Jehane, et Jacqueline Thiery est peut-être celle dont je parlais à l’instant.

 

J’ai cherché du côté de la grand-mère d’Anne, Jacqueline le Vallois, mais pour l’instant, rien de précis.

 

Notes:

(1) Archives départementales de la Seine-Maritime, 3E 00999  B 1584-1587, vue 47/111 page de gauche.

(2) AD 76, 3E 00999  B 1581-1584, vue 120/132 page de droite.

(3) AD 76, 3E 00999  B 1581-1584, vue 60/132 page de droite.

(4) AD 76, 3E 00999  B 1577-1580, vue 171/181 page de droite.

50. Déjà!

Cinquante articles ( déjà ! ) publiés depuis que je me suis lancé et que j’ai, le 31 mars dernier, commencé à écrire pour ce blogue. Difficile d’y trouver un fil conducteur, ça part un peu dans tous les sens…

Je me suis demandé s’il n’y aurait pas un peu de classement à faire à travers tout ça, mettre les filles du roy dans un dossier, les imprimeurs libraires dans un autre, regrouper les sujets par siècle, par lieu d’origine, par ascendance maternelle ou paternelle. Mais je ne suis pas vraiment un garçon très ordonné. J’ai plusieurs suites dans les idées.

Par moment, une logique finit par se dégager d’elle-même, et me conduit sans dévier. A d’autres moments, le hasard, mon vieux copain qui n’en finit pas d’attirer mon attention là où je n’avais pas prévu d’aller, me fait prendre des chemins de traverse où il m’arrive d’oublier la grand-route que je suivais.

Des sujets deviennent vite tellement passionnants que je ne pense plus qu’à eux pendant plusieurs semaines, comme Elisabeth Hubert, François de la Joue, Jeanne de Chavarlanges, Marguerite Petitpas et sa tribu, ou l’article 24 « D’où venaient-ils et quand sont-ils venus ». Pour d’autres, un blocage ou un détournement de l’attention me les font négliger pendant un temps plus ou moins long, jusqu’à ce qu’une intuition, une lubie soudaine ou une information inattendue piochée dans une lecture ne m’y ramène. J’ai, comme la plupart des passionnés, plusieurs projets en cours, plus ou moins avancés, gardés au chaud ou remis à plus tard.

Ce qui est certain, c’est que la passion est toujours dévorante, et le plaisir de chercher toujours aussi vif. J’aime l’atmosphère des salles de lecture, le toucher des vieux papiers et parchemins, leur odeur. J’en viens même à aimer les pattes de mouches des prêtres, des clercs ou des notaires qui écrivaient parfois à la va-vite, sans se soucier de ceux ou celles qui les liraient quelques centaines d’années plus tard. J’ai bien conscience d’être gravement atteint…

Je vais continuer à tendre l’oreille; un peu partout, les voix des ancêtres chuchotent !